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Takaichi – La Thatcher du Japon, ou sa Truss ?

Graphique linéaire des achats étrangers d'actions et d'obligations japonaises (¥tn, 12m) montrant les flux nets mensuels de 2004 à 2026. Les valeurs fluctuent autour de zéro et augmentent fortement pour atteindre plus de 30 000 milliards de yens en 2026.
Nicole Wardle

La victoire de Sanae Takaichi a fait les gros titres le mois dernier lorsqu’elle a remporté les élections législatives anticipées au Japon avec une large majorité. Première femme à devenir Première ministre du pays, elle a obtenu une super-majorité des deux tiers pour le Parti libéral-démocrate – la plus large jamais obtenue par un seul parti depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les marchés ont accueilli favorablement le retour de la stabilité politique, propulsant le Nikkei 225 et le TOPIX vers de nouveaux sommets. Les obligations japonaises et le yen se sont également renforcés. L’engagement de Takaichi en faveur de mesures budgétaires expansionnistes a jusqu’ici eu tendance à soutenir davantage les actions que les obligations ou la devise. Le fait que les trois progressent simultanément suggère une amélioration plus large du sentiment de marché.

Comme le montre le graphique de ce mois-ci, les investisseurs étrangers achetaient déjà davantage d’actifs japonais l’année dernière, mais l’élection a déclenché une forte accélération de cette dynamique. Beaucoup d’investisseurs voient en Takaichi une dirigeante forte : elle a récemment déclaré vouloir devenir la « Dame de fer » du Japon, revendiquant l’héritage de Margaret Thatcher. En conséquence, les capitaux internationaux affluent vers les actions et obligations japonaises, apportant un soutien naturel à la devise.

Même si les détails restent à préciser, Takaichi a déclaré vouloir éloigner le Japon d’une « austérité budgétaire excessive » et remédier à la crise du coût de la vie dans le pays – un enjeu clé pour les électeurs. Pour stimuler la croissance, elle a proposé un plan de relance de 21 300 milliards de yens (environ 135 milliards de dollars), soit 3,7 % du PIB du Japon. Elle s’est également engagée à suspendre pendant deux ans la taxe sur la consommation de 8 % appliquée aux produits alimentaires et à introduire des subventions pour le gaz et l’électricité. Malgré sa volonté d’exercer un leadership fort pour le Japon, si les marchés perdaient confiance en Takaichi, ce niveau de dépenses pourrait provoquer une crise similaire à celle qu’a connue Liz Truss au Royaume-Uni.

Au-delà du résultat électoral et des politiques favorables à la croissance de Takaichi, d’autres facteurs pourraient soutenir la dynamique structurelle qui attire les investisseurs.

Premièrement, le Japon semble être sorti de la spirale déflationniste qui pesait sur son économie depuis deux décennies. Maintenant que l’inflation est légèrement positive (l’indice des prix à la consommation a progressé en moyenne de 2,55 % par an au Japon au cours des trois dernières années), il devient plus attrayant pour les entreprises d’investir leur trésorerie. À défaut, elles peuvent augmenter les salaires pour aider les travailleurs à faire face à la hausse du coût de la vie. La progression des salaires des employés à temps plein a atteint 2,3 % en glissement annuel en 2025, contre une moyenne de 0,4 % en 2019. Cela entraîne à son tour davantage de dépenses, car l’inflation incite les consommateurs à acheter aujourd’hui plutôt qu’à attendre demain.

Deuxièmement, les régulateurs encouragent les entreprises à réduire leurs réserves de trésorerie, une initiative que Takaichi soutient. Le Japon est en train de réviser son Code de gouvernance d’entreprise, qui définit la manière dont les entreprises doivent créer de la valeur à long terme pour les actionnaires. Les sociétés devront désormais « vérifier et justifier » qu’elles utilisent leurs liquidités de manière efficace plutôt que de les laisser dormir. Parallèlement, la Bourse de Tokyo est entrée dans sa phase finale de restructuration en 2026. Les entreprises qui ne parviendraient pas à améliorer leur efficacité du capital pourraient être radiées de la cote, en particulier celles dont le ratio cours/valeur comptable (price-to-book) est inférieur à 1 – c’est-à-dire lorsque la valorisation boursière est inférieure à la valeur de leurs actifs physiques. Beaucoup d’entreprises japonaises ont déjà commencé à vendre des actifs physiques en réaction. Le fabricant d’encres et de résines DIC vend même des œuvres de sa collection d’art, dont un Monet qui s’est vendu plus de 45 millions de dollars.

Pris ensemble, ces éléments suggèrent que l’optimisme récent pourrait être plus qu’un simple rebond d’enthousiasme post-électoral. Le mandat clair accordé à Takaichi et la perspective budgétaire plus lisible ont réduit l’incertitude à court terme et renforcé la confiance des investisseurs. Parallèlement, la fin de la déflation enracinée dans l’économie japonaise, l’amélioration des normes de gouvernance d’entreprise et la pression visant à accroître l’efficacité du capital entraînent un changement comportemental de long terme au sein des entreprises japonaises. Bien que des risques subsistent, ces facteurs constituent une base convaincante pour la renaissance économique tant attendue du Japon.

Chez Ruffer, les portefeuilles ont bénéficié d’une exposition de 5 % à un large éventail d’actions japonaises, ainsi que d’une allocation de 2 % à des obligations japonaises à long terme. Le portefeuille conserve également 15 % de liquidités en yen, détenues à la fois comme actif de protection (historiquement, le yen s’apprécie lors des périodes de stress sur les marchés) et comme bénéficiaire potentiel de l’augmentation des flux vers les actifs japonais.

Nicole Wardle

Source du graphique : Bloomberg, données au Février 2026

Les opinions exprimées dans cet article ne constituent pas une offre ou une sollicitation pour l’achat ou la vente d’un investissement ou d’un instrument financier, y compris des intérêts dans l’un des fonds de Ruffer. Les informations contenues dans cet article sont basées sur des faits et ne constituent pas une recherche en investissement, un conseil en investissement ou une recommandation personnelle, et ne doivent pas être utilisées comme base pour une décision d’investissement. Les références à des titres spécifiques sont incluses à des fins d’illustration uniquement et ne doivent pas être interprétées comme une recommandation d’achat ou de vente de ces titres. Cet article ne tient pas compte des objectifs d’investissement, des besoins particuliers ou de la situation financière d’un investisseur potentiel. Cet article reflète uniquement les opinions de Ruffer à la date de publication, ces opinions sont susceptibles d’être modifiées sans préavis et Ruffer n’assume aucune responsabilité quant aux opinions émises. Pour les investisseurs européens : Cette communication marketing est émise par Ruffer S.A. qui est autorisée par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution et réglementée par l’ACPR et l’Autorité des Marchés Financiers. ©2026 Ruffer S.A. 103 boulevard Haussmann, 75008, Paris Lire la clause de non-responsabilité. Pour les investisseurs hors Europe : Cette communication marketing est émise par Ruffer LLP qui est autorisé et réglementé par la Financial Conduct Authority au Royaume-Uni et est enregistré en tant que conseiller en investissement auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis. L’enregistrement auprès de la SEC n’implique pas un certain niveau de compétence ou de formation. ©Ruffer LLP 2026, une société enregistrée en Angleterre sous le numéro de partenariat OC305288. 80 Victoria Street, Londres SW1E 5JL. Pour les investisseurs institutionnels américains : les titres sont proposés par l’intermédiaire de Ruffer LLC, membre de la FINRA. Ruffer LLC opère sous le nom de Ruffer North America LLC à New York. Plus d’informations

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